Antoine Crespin

[à cette époque très latine, on lisait bien le « s »].

Le français a évolué en remplaçant les s devant une consonne par des accents.
baston => bâton (mais on a gardé bastonnade)
estude => étude
(Le Robert signale estudiantin comme apparaissant au début du XXe siècle de l'espagnol,
on ne l'emploie que lorsqu'on pense au côté joyeux des étudiants)
Donc lisez le s de A. Crespin Nostradamus, et avalez-le pour Crespin le boulanger du coin.

Étant de la même fibre que Michel de Nostredame, Crespin n’a pas crié sur les toits sa découverte, pour cause : il a dépecé les quatrains des Centuries pour réutiliser les morceaux contenant le code nécessaire pour construire sa propre énigme.

 

 

Voici son œuvre :

 

Le nom de l’auteur n’apparaît que sur la vignette :
NOSTRADAMVS ASTROLOGVE DV ROY

mais avec les initiales AC, pour Antoine Crespin
dont le nom figure en toutes lettres au Privilège du Roy et dans l’Epître introductive.

 

 

Voici le frontispice de l’Epître :

Très content de son exploit, et pour montrer qu’il a repris le flambeau de la cryptographie, A. Crespin a cru bon d'ajoindre à son propre nom, Nostradamus comme surnom.

Michel Chomarat, dans sa Bibliographie Nostradamus, considère A. Crespin un charlatan usurpant le nom de Michel Nostradamus pour arriver se faire nommer ainsi astrologue du roi.
Mais il était déjà l'astrologue du roi quand il a pris le même surnom que Michel de Nostredame, evidement qu'il ne mérite pas des injures : tout ce qu'il a voulu faire c'était de nous mettre sur la bonne voie dans notre quête. Parmi la vingtaine de publications, il n'utilisa que trois ou quatre fois le surnom de Nostradamus pour nous indiquer justement qu'il a utilisé du codage dans ces écrits là.