Trouver la bonne méthode

On a pris connaissance de l’hypothèse émise par Jacques Halbronn
concernant l’utilisation des Centuries dans son article « Vocation première et  usage des Centuries ».

Dans le chapitre « Du mode d’emploi perdu des Centuries », pour A.Crespin on considère  une utilisation  de la manière suivante :
«  versets tirés au hasard et combinés entre eux artificiellement. Un tel procédé relève de ce qu’on appelle la bibliomancie, comme c’est le cas des cartes du Tarot ».

Analysons cette possibilité de plus près : prenons un cas pratique.

Pendant une séance divinatoire, le voyant vous invitera à tirer les cartes du Tarot , ou d’ouvrir un livre et mettre le doit sur une phrase… au hasard diriez vous.
Ensuite le voyant va vous interpréter le résultat de vos gestes qui ont été guidés par l’inspiration divine. Cette consultation reste évidement, couverte par le secret professionnel.

Les Prophéties dédiées à la Puissance Divine de A. C. Nostradamus (1572)
ne comportent aucun commentaire, car le texte est livré caché, comme une suite de devinettes.

Les adresses ne sont pas réelles, elles font partie de la  devinette. Lisez bien le titre de l'ouvrage.

Enfin, peut-on croire que l’astrologue du Roy aurait pu faire un tirage public à la place et au nom de son puissant patron?
Il devait pouvoir lui fournir à tout moment une explication évidente  : en dévoilant simplement le code il prouvait sa bonne foi.

Allons-nous trouver ce code?

Roger Frontenac tenta de reconstituer la chronologie des quatrains à l'aide d'une clef cryptographique. Pour ce faire il élimina les deux premiers quatrains qui se détachaient du bloc correspondant à une renumérotation, car pour rendre le décryptage plus difficile Nostradamus aurait bouleversé l’ordre initial des  quatrains.

Rappelez-vous Pearl Harbour : comment les américains avait percé le chiffre japonais ?
Ils avaient observé que toutes les missives japonaises commençait par la même formule de politesse.
Ils ont considéré cette même formule pour une missive chiffrée et le tour a été joué.

Procédons de la même manière avec le texte chiffré de A. Crespin.

Quelle coïncidence que de tirer juste le premier  quatrain à l’adresse du Roy, et aussi de le garder entier !

Non, il ne s’agit pas d’une coïncidence mais d’une formule de politesse, comme dans les missives japonaises !

Elle a été complété ensuite par du texte en latin.
Si on peut montrer que ce texte est aussi un tirage d’un livre, les partisans de la bibliomancie auront gagné.
Sinon on peut supposer qu’il s’agisse toujours du code caché,
ou encore que le texte latin justement, n'en contienne pas.

Je ne suis pas un fonctionnaire du Service de Chiffrement comme Roger de Frontenac l'était, donc n'attendez pas de moi de faire ce travail.
S'il avait eu connaissance de mon hypothèse et du livre de A. Crespin, il l'aurait certainement fait. Maintenant c'est le tour des nouveaux spécialistes.

Voici la première page des « prophéties » de A. Crespin Nostradamus :

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